Ceci pourrait considérablement réduire les importations de poissons et satisfaire la consommation.

181 678 tonnes, c’est le chiffre clé des importations du poisson au Cameroun, indiqué par le Minepia. Ce taux qui représente une valeur de 114,3 milliards FCFA, a connu une baisse de 55 % entre 2016 et 2017, en raison de l’augmentation de la production locale. Cependant, lors du conseil cabinet de février dernier, le Dr. Taiga laissait entendre que cette tendance à la baisse devrait se maintenir, au regard des actions engagées en faveur du développement de l’aquaculture et de la diversification des sources. Or, la pénurie des ressources halieutiques du fait de la position géographique du Cameroun et de l’absence des courants fertiliseurs, demeurent entre autres des contraintes à la production du poisson. Ce qui d’après deux experts respectivement halieutique et économiste, entraine une faible disponibilité de la ressource et sans doute, une affluence relative des investisseurs dans ce secteur d’activités. Toutefois, l’aquaculture demeure artisanale en raison de la qualité approximative des intrants, des difficultés de commercialisation de la production et du déficit de qualification des ressources humaines. Afin de réduire la dépendance du Cameroun en poisson, la production à grande échelle se révèle être la condition idéale afin de réorganiser les structures d’encadrement de pêche, notamment les stations aquacoles, les centres de pêche et les postes de contrôle de pêche. A ce sujet, le gouvernement a en projet la construction de points de débarquement aménagés, ce qui implique des dispositifs de conservation et de commercialisation des produits de la pêche et l’installation des nationaux dans les zones de pêche.

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