Dans une interview accordée récemment au Poste national, le directeur général de la Cameroon Radio and television (Crtv) a fustigé le personnel pour son manque d’engagement à redorer cet office de son blason d’antan.

Au mois de juin 2016, le président Paul Biya nommait Charles Pythagore Ndongo à la tête de la Cameroon radio and television. Le nouveau directeur général de cette entreprise nationale de l’audiovisuel à capitaux publics, se donnait alors pour principal challenge de mettre la Crtv au summum des médias de l’audiovisuel camerounais. Près de huit mois après, c’est presque le statut quo. Au cours d’une interview accordée le 21 février dernier au Poste national, le directeur général de la Crtv n’a pas été du tout tendre envers le personnel quand il dit : « Une antenne ne vaut que ce que valent ces productions et émissions. Notre objectif individuel et collectif doit nous tendre vers l’élévation constante de nos standards en matière de production. Cette exigence en matière d’excellence se renforce davantage du fait du nouvel environnement que nous connaissons, marqué du sceau d’une impitoyable concurrence. Or, il faut bien reconnaitre que de ce point de vue, nous sommes encore loin du compte ».
Charles Ndongo a profité de cette sortie médiatique pour qualifier les productions de l’office national de radiodiffusion. Pour lui, ces productions seraient approximatives. Il a ainsi fustigé la quantité et la qualité de celles-ci au niveau des antennes régionales lorsqu’il martèle : « En 2016, l’année dernière, seulement 40 émissions, parfois de qualité approximative venant des 10 stations régionales ont été diffusées sur les antennes nationales ». Seulement, le directeur général reconnait que la cause de cette assoupissement n’est pas due au manque du budget ni à l’absence de volonté managériale, mais à l’absence de mobilisation du personnel quand il dit : « Ce n’est pas le budget qui fait défaut, pas plus que la volonté managériale d’améliorer nos offres aux auditeurs. Alors, les yeux dans les yeux, posons-nous la bonne question : que nous manque t-il ? Si ce n’est une mobilisation individuelle et générale qui réveille nos talents et nos aptitudes en faveur des émissions de qualité ».
Le directeur général a enfin conseillé aux techniciens radios de régions du Centre, Est et Sud de faire du séminaire par eux suivi, un nouveau départ pour la confection des nouvelles émissions qui pourront élever la Crtv sur les cimes des médias de l’audiovisuel au Cameroun.

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