Ses missions seront désormais assurées par la Camwater en plus de ses précédentes missions essentiellement techniques.

Le 30 avril dernier, le contrat d’affermage de la Camerounaise des Eaux(Cde) prenait fin. Mais bien avant, le chef de l’Etat avait opté pour sa résiliation et demandait que la Cameroon water utilities corporation(Camwater) en plus de ses missions se charge aussi de celles de la défunte Cde. Cette transition s’est officiellement opérée le jour même que ce contrat de la Cde prenait fin au cours d’une cérémonie que présidait Gaston Eloundou Essomba, le ministre de l’Eau et de l’Energie, en présence de Louis Paul Motaze, le ministre des Finances, ainsi que les deux directeurs généraux de la Camwater et de la Cde.

Il s’agira donc pour le nouveau mastodonte qu’est la Camwater dans le cadre de ses nouvelles activités, d’améliorer la qualité du service à travers la maitrise des perturbations sur le réseau de distribution et la gestion de la clientèle ; de vulgariser l’accessibilité physique et économique à l’eau potable pour toutes les couches sociales en milieu urbain et périurbain ; de réhabiliter et étendre le réseau de distribution ; de mettre un accent sur la planification, la réalisation d’études, la maitrise d’ouvrage, la recherche et la gestion des financements pour l’ensemble des infrastructures et ouvrages nécessaire au captage, à la production, au transport, au stockage, à la distribution et la commercialisation de l’eau potable. « Fournir une eau de qualité et la fournir en quantité suffisante aux populations », soulignait le ministre Gaston Eloundou Essomba ce jour.

Nous savons tous que l’accès à l’eau potable reste problématique. D’après l’économiste et non moins conseiller du président de la République, Christian Penda Ekoka, même l’arrivée d’un nouveau directeur général à la Camwater n’est pas de nature à apporter des améliorations significatives concernant l’accès des populations à l’eau potable. Il soutient « qu’en raison de la crise économique éclatée au milieu de la décennie 80, l’Etat lui-même a les difficultés de trésorerie et ne peut plus assurer des subventions aux entreprises… C’est ce contexte qui conduit à une gestion privée des services publics. Malheureusement, la mise en œuvre s’est écartée des préconisations de réformes structurelles. Celles-ci visaient à changer de paradigme afin de s’attaquer au mal à la racine et améliorer les performances du secteur. Cette dérive fondamentale explique la persistance du mal ce jour. La correction d’un tel dévoiement est au-delà des missions du Dg de la Camwater. Pour moi, cette dérive s’assimile à une rébellion des bureaucrates contre les directives de l’autorité politique ». Gervais Bolenga, le directeur général sait désormais ce qui l’attend. Il devra éviter les mêmes écueils qui ont souvent noyé le service public de l’eau potable dans notre pays.

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