Le Groupement inter-patronal du Cameroun (Gicam), la plus importante organisation patronale du pays, et l’Association des professionnels des établissements de crédit du Cameroun (Apeccam), se sont retrouvés le 4 avril 2019 à Douala, la capitale économique camerounaise, autour du thème « comprendre la nouvelle réglementation des changes dans la CEMAC ».

Célestin Tawamba, le président du Gicam, a saisi cette occasion, pour s’inquiéter des difficultés d’accès aux devises rencontrées par les opérateurs économiques dans les banques camerounaises.

« Pour 71 % des patrons membres du Gicam, l’accès aux devises est une préoccupation majeure », a-t-il indiqué, dénonçant au passage des banques qui font aux opérateurs économiques des « propositions indécentes » frisant des taux usuraires.

La rencontre de Douala s’est déroulée en présence de certains membres du gouvernement de la Banque centrale des Etats de la CEMAC, institut d’émission accusée par certaines banques commerciales d’être à l’origine de la rareté des devises.

Face à ces accusations, la BEAC, qui rassure sur la disponibilité des devises, a toujours répondu qu’elle avait simplement décidé d’appliquer à la lettre la réglementation relative aux opérations de change, avec laquelle certaines banques prenaient souvent quelques libertés.

On se souvient qu’il y a quelques temps Abbas Mahamat Tolli, le gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) a fait une sortie au sujet des informations « infondées et totalement inexactes » relayées dans la presse, faisant état d’une rareté des devises dans la CEMAC (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée

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