C’est le titre du dernier ouvrage écrit par le professeur François Xavier Etoa, recteur de l’Université de Douala. Dans cet entretien mené par Benoit-Ivan WANSI, il explique les contours de ce chef d’œuvre pour la communauté scientifique.

La spore bactérienne et ses utilisations, un titre évocateur ! Quelle est la principale clé d’interprétation de cet ouvrage qui s’étend sur 250 pages ?

Il s’agit d’une part qu’est-ce que c’est que la spore, et d’autres part pourquoi ses utilisations. Ca participe du souci d’enlever dans l’imagerie populaire, les réflexes selon lesquels  dès qu’on parle microbe, on parle bactérie, de maladie, d’altération, le côté négatif de la microbiologie de la bactérie.Le message essentiel est que l’Homme doit toujours continuer à maitriser son environnement sans le subir. Il faudrait que l’on retienne que le microbe et l’être vivant sont deux êtres vivants. Et ils sont en perpétuelle compétition.

On vous sait attaché à la bactériologie, et du haut de dix années passées à mener des recherches pour pondre ce livre, quel est le sentiment qui vous anime au-delà du satisfecit ?

A vrai dire c’est plus de dix années de recherches. Le sentiment qui m’anime c’est de pouvoir enfin mettre à la disposition des étudiants, enseignants chercheurs, des éléments essentiels.la deuxième partie de l’ouvrage regorge des exemples d’utilisations heureuses de la spore bactérienne. C’est qu’au terme de cet ouvrage, l’étudiant, dont la première partie lui est destinée, puisse comprendre la deuxième partie liée aux utilisations de la spore bactérienne. Notamment le traitement de certaines infections.

Le livre a une version sous forme digitale. Pourquoi avoir choisi aujourd’hui le numérique ?

La petite histoire est que le premier ouvrage que j’avais écrit a été porté par un éditeur européen et je ne l’ai pas beaucoup vu circuler au Cameroun. Aussi, la vision du Chef de l’Etat sur le numérique éducatif est en train de prendre de l’ampleur. Vous avez vu récemment, on a octroyé des ordinateurs portables à nos étudiants. Tout cela est ce que j’appelle le software, qui répond au savoir. Au niveau de l’université de Douala, tous les cours seront bientôt numérisés et pour servir d’exemple aux collègues enseignants, j’ai préféré avec le concours de l’éditeur, publier une forme de mon ouvrage en ligne.

Francois Xavier Etoa, quelle lecture faites-vous de la littérature scientifique au Cameroun ?

Je dis très souvent que la culture n’est pas que des arts mais aussi la science. La science c’est la culture. Plus il y’aura des citoyens camerounais nantis de connaissances scientifiques, mieux, nous avancerons vers l’émergence. Un pays se développer parce qu’il y’a la science et donc, la technologie. A partir de là, les sciences sociales seront là pour étoffer, encadrer afin que Rabelais ne se retourne pas dans sa tombe pour déclarer « Quelle est cette science qui n’a pas de consciences ! ». Je ne vous apprends rien.il y’a des sciences mais parmi elles, des prioritaires. Pour donner de la matière aux économistes aux juristes, il faut bien de la connaissance scientifique.

Professeur, comment le potentiel lecteur pourrait-il se procurer l’ouvrage ?

Vous savez que les œuvres scientifiques coûtent chers, le premier prix de vente était d’abord de 68 euros soit environ 45. 000 FCFA. J’ai trouvé que par rapport au pouvoir d’achat de l’étudiant, du grand public, des enseignants chercheurs, cela était inaccessible.

L’éditeur en raison de la qualité de l’ouvrage, nous avons convenu d’un prix démocratique à savoir 25.000 FCFA, pour un exemplaire. La commande en ligne étant possible.

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