Pendant 72h, le patron du Ministère des Forêts et de la Faune (Minfof) a inspecté les services déconcentrés de son département ministériel et a palpé du doigt le fonctionnement de quelques unités locales de transformation du bois.

C’est par l’étape d’Abong-Mbang, dans le chef-lieu du département du Haut-Nyong, que la visite de travail du Minfof a démarré à l’Est, le 13 février dernier. Aux côtés du gouverneur Grégoire Mvongo, Jules Doret Ndongo a inspecté la délégation départementale des Forêts et de la Faune du Haut-Nyong avant d’aller inaugurer une usine de transformation du bois. Le Minfof s’est réduit de la mise sur pied de cette entreprise qui va créer des richesses et réduire le taux de chômage dans la région de l’Est. Après cette étape, le membre du gouvernement s’est ensuite rendu dans la Kadey où il a effectué le même tour du propriétaire. À la Société de Le ministre Jules Doret Ndongo prend le pouls de l’exploitation forestière

transformation du Bois de la Kadey (STBK) dirigé par un camerounais au nom de Justin Makandop, il a pu apprécier la qualité du travail abattu. Dans l’après-midi du 14 février 2019, il a déposé ses valises dans l’usine de transformation du bois de Mindourou (Grumcam, filiale de l’italien Alpicam). Il faut noter que dans la région de l’Est, l’exploitation des ressources forestières et fauniques est en plein mutation. Les pouvoirs publics avec l’appui des partenaires au développement et quelques organisations de la société civile (Osc) œuvrent au quotidien pour l’exploitation rationnelle desdites ressources.

Une réunion de sensibilisation et d’information sur les activités d’exploitation forestière dans la région du Sud s’est tenue à Ebolowa le 29 Mars 2019. Jules Doret Ndongo a prêché une prise de conscience collective pour une gestion durable des forêts. Rien ne sera plus comme avant dans le secteur de l’exploitation forestière dans la région du Sud. Jusqu’ici caractérisé par le mépris de la législation en vigueur : les activités sans permis, en violation des normes, des coupes hors titres ou hors assiettes dans les Unités Forestières d’aménagement… Des activités d’exploitation illégales des forêts qui bénéficient de nombreuses complicités aussi bien au sein de l’administration que des élites, des autorités traditionnelles, des populations. Pour Jules Doret Ndongo, ministre des forêts et de la faune, “ma présence à Ebolowa ce jour a pour objectif de sensibiliser les autorités administratives les élites, les forces vives, les populations et les opérateurs économiques de la filière bois de la région du Sud sur la nécessité d’exploiter légalement les forets à travers les mécanismes prévus par la législation forestière afin qu’elles contribuent au bien être socio-économique des populations et à l’émergence du Cameroun à l’horizon 2035 qui est un vœu cher au Président de la République, Son Excellence Paul Biya”.

Des exposés déroulés, il ressort que le secteur forestier contribue aux recettes publiques pour un montant total de 64,2 milliards de FCFA. Il est donc impératif d’en assurer une gestion durable afin qu’elles soient bénéfiques aux générations actuelles et futures. Il est nécessaire pour cela d’améliorer la gouvernance et la transparence dans le secteur. Des mesures ont donc été prises à travers la loi N°94/01 du 20 janvier 1994 portant régime des forêts, de la faune et de la pêche. Sur le terrain le ministre des forêts et de la faune a annoncé des contrôles répressifs dans les seize forêts communales et les cent vingt-deux forêts communautaires de la région du Sud. La région du Sud fait partie des cinq régions forestières du Cameroun avec 32 Unités Forestières d’aménagement, seize forêts communales, cent vingt-deux forêts communautaires, treize ventes de coupes opérationnelles. Une richesse énorme à préserver absolument au regard de sa contribution à l’épanouissement des

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