La ministre de la Recherche scientifique et de l’innovation est venue voir son savoir-faire

« L’objectif de cette visite à la mission de promotion des matériaux locaux rentre dans nos missions de coordination et d’animation de toutes les structures de recherches.  Donc je dois visiter pratiquement tous les sites de recherches pour voir s’ils respectent les objectifs qui ont été fixés par le gouvernement. En ce qui concerne la Mipromalo sa mission était de trouver des produits locaux de bonne qualité pour construire des logements à moindre cout. Nous sommes passés de la phase artisanale à la phase semi-industrielle et nous voulons rentrer dans le plan national d’industrialisation du Cameroun en construisant des maisons en séries en matériaux locaux, qui soient beaux et moins chers.  Déjà les machines produisent plus de 2000 tonnes de briques par jours et à Douala nous allons passer à la phase industrielle. Nous utilisons les matériaux locaux de chaque région pour construire des logements décents ». En visite à la Mission de promotion des matériaux locaux (Mipromalo) ; Madeleine Tchuente, ministre de la Recherche scientifique et de l’innovation n’a pas eu plus de mots pour exprimer sa satisfaction face au travail abattu par le nouveau top management pour  l’évolution qualitative et quantitative de cette structure/

C’est que les matériaux locaux  améliorent le confort intérieur des bâtiments. Ce que ne savent pas encore que les populations peu sensibilisées sur leur importance au Cameroun. La tuile en micro béton vulgarisée par la Mission de promotion des matériaux locaux (Mipromalo) sert par exemple de protection solaire aux populations des régions septentrionales, « Premièrement le rayonnement solaire est beaucoup plus atténué avec les tuiles qu’avec les tôles ondulées. Ce matériau est alors important pour la construction dans le Septentrion. Deuxièmement la tuile offre aussi plus de sécurité que les tôles ondulées parce que vandaliser les tuiles est plus difficile qu’avec les tôles. Le point le plus important pour ces régions est la disponibilité du sable qui est la matière première avec laquelle on fabrique la tuile et celle-ci se vend à moindre coût », a tenu à préciser un ingénieur.

En tout cas, les missions de la  Mipromalo, « dans le cadre du renforcement de l’outil de production, des chaines complètes de production mécanisée des tuiles en microbéton, des parpaings écologiques et des blocs de terre comprimés viennent d’être acquis pour les unités pilotes de production et de valorisation de Nkolbisson, Dibombari, Garoua, Ngaoundéré et Maroua », a expliqué Likiby Boubakar, directeur général de la Mipromalo.

En rappelant dans son discours le 11 avril 2019, les missions de la Mipromalo qui sont celles de contribuer à l’élaboration et à la mise en œuvre de la politique du gouvernement en matière de promotion et valorisation de l’emploi des matériaux locaux et matériaux innovants de construction en vue de réduire le coût de réalisation des équipements nationaux. Par ailleurs, tout citoyen dans le besoin peut construire son logement à base de matériaux locaux et à moindre coût. « Il suffit de se rapprocher de la Mipromalo afin de louer des presses hydrauliques ou bien manuelles pour la production des blocs de terres comprimées et puis les ramener sur le site de construction. D’autre part, prendre un échantillon de terre afin de l’analyser au laboratoire pour qu’on vérifie le degré de stabilisation et les briques peuvent être produites directement sur le site. Il est important de relever que la production des blocs de terre comprimés est moins coûteuse. Tandis que pour les briques cuites, on utilise des matériaux un peu plus chers et leur disponibilité n’est pas tellement grande puisqu’elles sont très prisées, donc il faut multiplier la production » a tenu à préciser un ingénieur architecte.

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