Le nouveau ministre de la Santé publique semble insuffler une nouvelle dynamique dans ce secteur névralgique.

La santé humaine occupe une place de choix dans le septennat en cours. En effet, autant dans sa profession de foi en vue de l’élection présidentielle du 7 octobre 2018 que dans son discours inaugural du septennat dit des grandes opportunités, le président Paul Biya s’est engagé à « renforcer notre système de santé, en ouvrant de nouveaux hôpitaux et en finalisant un dispositif de sécurité sociale efficace ». Quatre mois après, certains de ces engagements présidentiels n’ont pas tardé à y être implémentés. A la vérité, depuis l’arrivée du nouveau ministre de la Santé publique (Minsanté), Malachie Manaouda, l’homme n’a pas tardé à imprimer sa marque. En dehors des descentes sur le terrain, il a inauguré une nouvelle façon de faire et de communiquer. Depuis lors, les lignes bougent et des actions fortes sont perceptibles.

Combattre l’indiscipline

Le nouveau Minsanté a compris que pour offrir des soins de qualité aux populations, il faut un minimum de discipline et de conscience professionnelle. Aussi  a-t- il demandé aux médecins, infirmiers et techniciens médicaux-sanitaires de tourner le dos aux mauvaises pratiques qui y ont cours lors de ses visites officielles et inopinées dans les hôpitaux publics. Après avoir fait le diagnostic des maux qui minent le fonctionnement des formations sanitaires, il a opté pour des visites-surprises, afin de toucher du doigt les problèmes auxquels sont confrontés les malades. D’ailleurs, les sanctions n’ont pas tardé, comme le cas des infirmières de l’hôpital de district de Deido à Douala suspendues pour manquement grave à l’éthique et à la déontologie professionnelle et le limogeage du Dr Dominique Noah, le directeur dudit hôpital de ses fonctions.

Séquestration des malades indigents : plus jamais çà

Dans le souci d’humanisation des soins et de justice sociale, Malachie Manaouda vient de mettre fin cette pratique déshumanisante qui avait cours dans nos hôpitaux publics. En exécution d’une instruction présidentielle, il a, à travers une correspondance datée du 14 mars 2019, proscrit la séquestration des malades se trouvant dans l’incapacité de payer leurs factures d’hospitalisation. Cette décision arrive après qu’il ait fait le constat que des malades étaient retenus dans les formations sanitaires publiques parce qu’ils n’avaient pas les possibilités de payer leurs factures. Dans cette série de bonnes nouvelles, le Minsanté annonce la gratuité des soins du Vih-sida dès 2020.

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