Un atelier s’est penché sur la question le 02 avril dernier.

Le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat) a présidé hier l’atelier de consultations des partenaires techniques et financiers (PTF). C’est que faire du Cameroun un pays émergent à l’horizon 2035 est l’ambition du gouvernement depuis 2009. Dans ce sens, 03 phases complémentaires ont été arrêtées pour la mise en œuvre de ladite vision : la première qui court de 2010 à 1019 vise la modernisation de l’économie et l’accélération de la croissance ; la deuxième, qui ira de 2020 à 2027 entend déboucher sur l’atteinte par le Cameroun du statut de pays à revenu intermédiaire tranche supérieure et enfin, la troisième phase qui couvrira la période allant de 2028 à 2035 visera l’atteinte par le pays du statut de nouveau pays industrialisé. La mise en œuvre de la première phase a été opérationnalisée à travers le Document de stratégie pour la croissance et l’emploi (Dsce), dont la mise en œuvre s’achève en 2019, et qui aura été le cadre de référence de la politique et de l’action gouvernementale ainsi que le lieu de convergence de la coopération avec les partenaires techniques et financiers de développement, conformément à la déclaration de Paris.

Au terme du Dsce, le Minepat conduit des travaux d’élaboration du document-cadre relatif à la planification de la deuxième phase de la vision 2035.  L’approche adoptée pour le développement de ce nouvel outil de référence, comme pour la première phase de la vision, est la planification participative. Celle-ci implique que des cadres de concertation et de dialogue entre les différents acteurs soient définis afin de recueillir les avis, contributions et aspirations des uns et des autres. L’objectif général étant d’échanger avec les PTF sur les travaux de planification de la seconde phase afin d’assurer une meilleure prise en compte des prochaines priorités nationales de développement dans les programmes pays des différents PTF, conformément au principe d’alignement de la déclaration de Paris.Pourtant, ceux-ci devraient redoubler d’ardeur et d’attention, car selon Allegra Baiocchi, coordonnateur résident du système des Nations Unies, « le rapport d’évaluation de cette mise en œuvre (de la première phase NDLR), nous dit qu’en dépit de cette croissance, la pauvreté et les inégalités socio-économiques au sein de la population camerounaise se sont accrues et non diminué, avec d’importantes disparités au niveau régionale et qui aujourd’hui se reflètent dans le taux de pauvreté de l’Extrême-Nord plus que le double de celui national ».

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