Anthropologue, mais aussi, un historien, juriste et homme politique camerounais, il a mis en cause la domination de la pensée européenne et celle de l’anthropologie et de l’histoire africaine héritées de la colonisation. Il mourut le 21 juillet 1995 à l’âge de 62 ans à Douala. Après 35 années d’une vie foisonnantes d’expériences qui ont façonné en lui une extraordinaire faculté à transcender les clivages politiques et la conviction d’un indispensable dialogue de fond entre les civilisations.

Dès sa jeunesse estudiantine dans les années 1950, le jeune Prince Dika Akwa va s’engager dans le combat panafricaniste.Il rencontre quelques grandes figures emblématiques du panafricanisme de l’époque entre-autres Gamal Abdel Nasser, Kwame Nkrumah ou Ahmed Sékou Touré. Né en 1933, le Prince Dika Akwa Nya Bonambela est le 109e descendant d’une vieille dynastie africaine et le petit-fils du roi Dika Akwa XI qui fut signataire avec l’Allemagne du traité de protectorat daté du 12 juillet 1884 (qui engagea le Cameroun dans son histoire moderne). C’est en 1948 qu’il est envoyé en France pour y entreprendre des études secondaires et supérieures. Il est ainsi diplômé en économie et Sciences Sociales de l’Ecole Pratique des Hautes Etudes de Paris, Docteur en ethnologie.

Dans sa vie professionnelle, le Prince Dika Akwa  a été directeur de journaux, chercheur au CNRS de Paris, chargé de cours à la Sorbonne, conférencier à l’école Nationale de Magistrature de Paris et Directeur du Centre international de recherches africaines de l’Université de Paris VII, de 1971 jusqu’en 1974. Ensuite, il poursuit sa carrière universitaire au Sénégal, au Cameroun, son pays d’origine. Ici, il est nommé coordonnateur de recherches ethnosociologiques à l’Office National de la Recherche Scientifique et Technique (ONAREST) et depuis 1983, chef du Département d’Histoire et d’Archéologie à l’Institut des Sciences Humaines.

En tant qu’enseignant-chercheur, Prince Dika Akwa est l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages couvrant un champ pluridisciplinaire des sciences humaines,particulièrement de l’historiographie des sociétés négro-africaines. Son double statut d’universitaire et d’initié lui confère  une originalité et une créativité rares.Au rang de ces productions, l’histoire retiendra Les problèmes de l’anthropologie et de l’histoire africaine publié aux Editions Clé, Yaoundé 1982 et comportant ainsi 372 pages.

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