La discorde entre les deux parties vient de refus par le Cameroun de procéder dès 2023 au démantèlement tarifaire.

Longtemps décrié par la majorité des économistes et ingénieurs financiers, l’Accord de partenariat économique avec l’UE ratifié par le Cameroun le 22 juillet 2014 bat de l’aile. Et pour cause les autorités camerounaises semblent enfin comprendre la supercherie européenne que cache cette initiative dans laquelle le Cameroun s’est unilatéralement engagé sans consensus régional. Or cet accord prévue entré en vigueur en 2016, est devenue opérationnel deux plutôt en 2014, c’est-à-dire à la date de sa ratification par le Cameroun.

En effet, il est question de procéder selon ledit accord à la libéralisation des échanges commerciaux par un démantèlement tarifaire dès le 1er janvier 2023 selon l’UE. Mais cette date ne convient pas à l’Etat du Cameroun qui estime que  les délais devraient être considérés à partir de la date de ratification de l’accord en juillet 2014. Ce qui donne au Cameroun une marge considérable jusqu’en 2029 pour harmoniser toutes ses manœuvres afin d’éviter à l’économie nationale de subir des effets dévastateurs d’un démantèlement sauvage inapproprié.

Le comité de travail entre les deux parties est depuis quelques temps donc bloqué. Car le Cameroun n’entend pas céder aux exigences de l’UE et maintient le démantèlement à un délai de 13 ans à compter du 04 aout 2016. Et les arguments avancés par le Cameroun sont loin d’être nationalistes, préventifs : crise pétrolière, crise sécuritaire, programme économique et financier conclu le 6 juin 2017 avec le Fonds monétaire international. «Dans ce contexte, la libéralisation brutale de ses importations pourrait grandement affecter les finances publiques, avec une forte probabilité de mettre à mal les équilibres macroéconomiques du pays, ce qui est loin d’être un objectif de cet Accord.», argumente le Cameroun. Mais le pays pourrait-il garder cette posture pour longtemps ?

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