Partageant plus de 1 000 kilomètres de frontière avec la première économie du continent, le Cameroun ne tire pas profit de ce vaste marché.

Le sujet est à ranger parmi les paradoxes du pays des Lions indomptables. « Imagine-t-on la France se montrant indifférente à ce qui se passe en Allemagne, ou le Canada ne tenant aucunement compte des États-Unis ? », s’interroge un chef d’entreprise camerounais pour illustrer la défiance de Yaoundé vis-à-vis d’Abuja en matière économique.

À Yaoundé, rien n’est véritablement fait pour tirer parti de la présence de ce puissant voisin. Les chiffres des échanges montrent surtout une relation largement déséquilibrée. Troisième fournisseur du Cameroun en 2016, le Nigeria affichait encore en sa faveur un excédent commercial de 125,8 : les importations d’hydrocarbures au profit de la Sonara, l’unique raffinerie de pétrole du Cameroun, quand le Nigeria représente seulement 1 % des exportations du pays.

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