Après deux ans consécutifs de récession, la sous-région a réalisé un taux de croissance de 1,8 % en 2018.

Le solde budgétaire, base d’engagements hors dons s’est en effet nettement amélioré depuis 2015, se situant à 1,5 % du Produit intérieur brut (Pib) en 2018. Idem pour le compte courant avec une sensible  résorption du déficit qui revient à 3,1 % du Pib alors qu’il était à 7 % en 2017 et à 10,6 % en 2016. La situation monétaire s’est raffermie après la détérioration continue depuis l’avènement du choc pétrolier en 2014, sur fond de remontée des tensions inflationnistes (+2,1 %), mais restant contenues dans la norme communautaire fixée à 3 %. Tous ces facteurs ont permis à la sous-région de retrouver le chemin de la croissance. Le taux de croissance dans la Cemac pour l’année 2018 est de 1,8 %. Une bonne performance pour la zone après deux années successives de récession (-0,2 % en 2017 et – 0,1 % en 2016).

L’environnement international a été favorable avec une croissance modérée (3,7 % contre 3,8 % en 2017), une inflation maitrisée et une bonne tenue des cours mondiaux des matières premières. Révélation a été faite par le Collège de surveillance multilatérale de la Cemac lors d’une réunion tenue récemment à Douala, à l’occasion de leur 36ème session ordinaire. Les travaux étaient essentiellement consacrés à la validation du Rapport intérimaire de surveillance multilatérale 2018 et des perspectives pour 2019 et 2020. Le document approuvé sera soumis à l’adoption du prochain conseil des ministres de la Cemac.

Globalement, la reprise entamée en 2018 par la zone devrait se poursuivre. Les perspectives dressées lors de ces travaux  tablent sur un taux de croissance de 3,1 % cette année et 3,8 en 2020. Au-delà des chiffres, la confirmation de la reprise est donc un fait. Même pour  le Fonds monétaire international (Fmi) qui dans son rapport publié en ce début de mois sur la sous-région déclare : « A moyen terme, il reste prévu que la situation économique et financière s’améliore de manière progressive. Des réformes visant à améliorer le climat des affaires  et la gouvernance, ainsi qu’à renforcer le secteur financier, conjuguées à un desserrement du frein exercé par l’ajustement budgétaire et au remboursement des arriérés de l’Etat, contribueraient à la reprise progressive de la croissance hors pétrole, qui s’établirait à 4,5 % d’ici 2021 ». Le Fmi prévoit également une baisse de la dette publique à moins de 44 % du Pib d’ici la fin 2020 contre près de 50 % du Pib en fin 2018. Idem pour le déficit des transactions courantes qui devrait descendre à 1,5 % du Pib entre 2018 et 2020 contre 4 % du Pib en 2017.

loading...

Poster un Commentaire

avatar
  S’abonner  
Notifier de