Cette pénurie de devises «met à mal la crédibilité des entreprises auprès des fournisseurs. Elle dégrade le risque-pays de la sous-région, et tend à détourner les institutions en assureurs-crédit de nos entreprises». C’est la quintessence de l’interpellation  du président du Gicam Celestin Tawamba en sa qualité de l’Union des patronats d’Afrique centrale (Unipace (, au Premier ministre, Joseph Dion Ngute et des autres membres du gouvernement Camerounais,à l’occasion de l’ouverture officielle du Salon  « Promote »

Pour le président de l’Unipace, cette situation expose les entreprises de la sous-région à des risques réels, importants au regard de la protection de leurs actifs. Ceci, du fait de la non-effectivité du paiement des primes dues aux compagnies de réassurance internationales.

Comme solutions, le président Tawamba a recommandé l’examen en urgence de la question des devises. Car, il importe que soient prises des mesures établissant des priorités dans le choix des opérations faisant l’objet d’ordres de transfert.

«Aussi arbitraire qu’il pourrait être, l’établissement de telles priorités est absolument stratégique, le temps nécessaire de passer un cap critique, afin d’éviter des difficultés en chaîne préjudiciables aux entreprises et à l’économie en général. L’Unipace et ses membres organisations patronales sont disposés à s’associer à cette réflexion.», a déclaré Célestin Tawamba. La Banque des Etats de l’Afrique centrale, elle, rejette la faute sur les banques commerciales qui refuseraient de rapatrier les devises.

Cela fait plusieurs mois que le secteur privé camerounais se plaint de la rareté des devises. L’Association professionnelle des établissements de crédit du Cameroun (Apeccam) révèle à cet effet que, «les délais de traitement et de réponse aux demandes de devises par les banques commerciales à la Banque centrale sont devenus incertains et vont désormais de plusieurs semaines à plusieurs mois».

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