Il s’agit d’un double objectif assigné à cette administration fiscale au titre de l’année 2017.

L’objectif assigné à la direction générale des impôts au titre de l’exercice précédente était de 1.715 milliards de francs cfa avec 1.565 milliards des recettes non pétrolières. Au 31 décembre 2016, la Dgi avait réalisé et dépassé l’objectif de mobilisation des recettes non pétrolières avec 1.585 milliards de francs cfa collectés. Ce qui représentait un taux de réalisation de 101,3%. S’agissant de l’impôt sur les sociétés pétrolières, au regard de la conjoncture dans le secteur, son rendement se situait à 109 milliards de francs cfa, contre les 150 milliards de francs cfa qui étaient attendus. En 2017, l’objectif assigné à la Dgi est de mobiliser 1.843 milliards de francs cfa, soit une augmentation de 128 milliards de francs cfa par rapport à l’exercice précédente.
En effet, comme les années précédentes, les autorités de la République ont assigné à la direction générale des impôts au titre de l’exercice en cours, un double objectif : la mobilisation des ressources intérieures de l’Etat et des collectivités territoriales décentralisées, et la poursuite des réformes de modernisation de l’administration fiscale, afin de renforcer ses capacités opérationnelles, mais également et surtout d’améliorer la qualité de service offert aux contribuables. C’est ainsi qu’en ce début d’exercice 2017, la direction générale des impôts a saisi l’occasion de la tenue de sa toute première réunion de coordination dudit exercice à Maroua. Question de faire le bilan de la réalisation des objectifs à elle assignés en 2016 et mettre en œuvre la stratégie arrêtée pour le compte de l’exercice en cours à savoir : la mobilisation des recettes et l’amélioration de la qualité de service.

Elargissement de l’assiette fiscale
Il faut préciser que cette première réunion de coordination s’est tenue dans un contexte marqué par la persistance de la baisse drastique des recettes des matières premières, notamment le pétrole, l’entrée en vigueur des Accords de partenariat économique (Ape) avec l’Union européenne et des défis sécuritaires importants. Elle s’est également tenue au lendemain du sommet des chefs d’Etat de la Cemac au terme duquel les administrations fiscales ont été exhortées à travailler à l’élargissement de l’assiette fiscale, afin de créer un espace budgétaire qui sauvegarde notamment les ressources destinées à la protection des couches sociales les plus défavorisées et évite l’austérité. Et enfin, elle s’est tenue au lendemain de la conférence annuelle des services centraux et extérieurs du ministère des Finances sur le thème « optimiser la mobilisation des ressources fiscales, préserver la viabilité et la soutenabilité de la dette publique ».
C’est dire que cette réunion de coordination rentrait en droite ligne de l’option prise par la Dgi depuis un certain temps de délocaliser de Yaoundé ces rencontres. Le but étant de rapprocher la hiérarchie de l’administration fiscale de ses collaborateurs sur le terrain, de renforcer le dialogue avec les contribuables de l’intérieur du pays, mais aussi d’échanger avec les autorités administratives locales. Tout ceci, afin de mieux sensibiliser l’ensemble des partenaires sur les missions et les attentes de l’administration fiscale, mais aussi, de prendre note de certaines préoccupations pratiques sur le terrain.
Il faut préciser qu’au terme de l’exercice 2016, la direction générale des impôts avait mobilisé 172 milliards de francs cfa au bénéfice des collectivités territoriales décentralisées et de certains établissements publics, soit un dépassement de 5 milliards de francs cfa par rapport à l’exercice 2015. Il faut dire que les performances de l’exercice 2016 se justifient en grande partie par la poursuite de l’amélioration des méthodes de travail. En effet, l’administration fiscale a renforcé le dialogue avec ses contribuables et amélioré ses capacités de gestion des risques observés dans certains secteurs d’activités. De même, elle a veillé à la bonne application des mesures fiscales nouvelles prises dans le cadre de la loi de Finances pour l’exercice 2016, visant notamment l’élargissement de l’assiette fiscale et la sécurisation des recettes.

La qualité du service
Au cours de l’exercice 2016, la Dgi a enregistré des avancées importantes dans son plan de modernisation, dont le but ultime demeure l’amélioration de la qualité de service offerte à ses usagers. En effet, dès le début de cet exercice, la Dgi a rendu opérationnelle un nouveau centre des impôts des moyennes entreprises (le 8ème) à Bamenda, améliorant ainsi l’offre de service pour cette catégorie de contribuables ainsi que le rendement attendu de cette région fiscale. En outre, la Dgi a contribué à la simplification des procédures de création des entreprises dans notre pays, en prenant des dispositions pour la délivrance sur place auprès des Centres de formalités de création des entreprises (Cfce) de la carte de contribuable et du titre de patente sans frais, d’une part ; et en supprimant l’obligation de certification par les agents des impôts de la déclaration de localisation faite par le contribuable lors de sa première immatriculation, d’autre part. Ces mesures ont participé à améliorer de façon substantielle, les démarches visant à créer de nouvelles entreprises dans notre pays.
Par ailleurs, la Dgi a poursuivi le chantier de dématérialisation  des procédures avec l’extension à toutes les moyennes entreprises de la télé-déclaration jadis réservée aux seules grandes entreprises. Bien plus, la télé-déclaration a été étendue depuis lors aux procédures d’enregistrement de la commande publique et des mutations immobilières. Des avancées qui permettent de toucher un public de contribuables encore plus large, qui peut dorénavant accomplir ses obligations fiscales sans être obligé de se présenter devant les guichets des services fiscaux. S’agissant du mobil-tax, la Dgi a renforcé le dispositif de paiement par téléphone portable pour les personnes physiques notamment dans le cadre du paiement de la taxe foncière. Elle a poursuivi la généralisation du paiement des impôts et taxes par virement bancaire couplé à un nouveau dispositif de délivrance automatique des quittances avec le concours des banques. Désormais, les Petites et moyennes entreprises (Pme) bénéficient de l’assistance de Cga dont la vocation est de les aider à tenir leurs comptabilités et à assurer le suivi de leurs obligations fiscales. Comme quoi, la direction générale des impôts est à la pointe de la modernité. Des avancées notables à mettre à l’actif de son directeur général, Modeste Mopa Fatoing.

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