La Banque des Etats de l’Afrique centrale a décidé de maintenir ses taux inchangés lors de la première session ordinaire de l’année de son Comité de politique monétaire tenue récemment à N’Djamena au Tchad.

La Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac) maintient ses prix inchangés. Ainsi, le Taux d’intérêt des appels d’offres (Tiao), communément appelé taux directeur reste à 3,5 %, pratiquement cinq mois après la hausse (+ 55 points de base) intervenue en octobre 2018, idem pour le taux de la facilité de prêt marginal fixé à 6 % ; le taux de la facilité de dépôts à 0 % et le taux de pénalité aux banques à 8,30 %. Il faut rappeler que c’est en décembre 2018 que la Beac a procédé au relèvement du taux de la facilité de prêt marginal (+75 points de base) et du taux de pénalité aux banques (+75 points de base). Les coefficients des réserves obligatoires restent eux aussi à 7 % sur les dépôts à vue et à 4,50 % sur les dépôts à terme.

Cette décision, d’après le communiqué de presse signé par le gouverneur de la Beac, Abbas Mahamat Tolli, tient compte des perspectives macroéconomiques et de l’analyse du fonctionnement du marché monétaire. Il faut dire que tout au long de l’année écoulée, « l’activité économique des pays membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) a été marquée par la hausse du prix du baril de pétrole brut, l’augmentation de sa production dans certains pays et le dynamisme du secteur non pétrolier, conjugués avec la poursuite des réformes macroéconomiques et structurelles par les Etats de la sous-région », indique le communiqué de presse. D’après les prévisions faites dans la capitale tchadienne, le taux de croissance dans la sous-région devrait presque doubler à 3,2 % cette année contre 1,7 % en 2018.

En effet, alors que la Cemac renoue seulement avec la croissance après deux années successives de récession (2016-2017), l’activité économique est restée vigoureuse au sein de l’Union économique et monétaire Ouest africaine (Uemoa). Selon des estimations du Fonds monétaire international (Fmi) publiées le 18 mars dernier au terme des consultations régionales, la croissance du Produit brut intérieur (Pib) réel a, pour la septième année consécutive, dépassé 6 % en 2018, soutenue par une demande intérieure vigoureuse. Aussi, la Banque centrale projette une expansion de la masse monétaire de de 3,8 % pour un taux de couverture extérieure de la monnaie qui se situe autour de 65,7 % en 2019.

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