Avec 25 315 tonnes au cours de la saison 2017/2018, la filière caféière aura enregistré une baisse abyssale par rapport aux 160 000 tonnes produites il y a une vingtaine d’années.

Le bilan de la campagne caféière 2017/2018 se caractérise de manière générale par une forte augmentation de la production nationale commercialisée de près de 20 % en valeur relative. Avec une production nationale commercialisée de 25 315 tonnes au cours de la saison écoulée contre 20 270 tonnes enregistrées au cours de la campagne 2016/2017, la filière caféière affiche clairement ses ambitions de franchir le cap des 30 000 tonnes pour le compte de la nouvelle campagne 2018/2019.  C’est sous le signe de la relance que la nouvelle saison caféière a été ouverte le 04 février 2019 à Bankim dans le département du Mayo-Banyo, région de l’Adamaoua,  par le ministre du Commerce. Luc Magloire Mbarga Atangana a saisi cette opportunité pour exhorter les producteurs de café à redoubler d’ardeur au travail pour améliorer leur production, en dépit d’une conjoncture internationale défavorable marquée par la baisse continue des cours sur le marché international. Cette dépréciation des cours du café constitue certes une ombre au tableau de la filière, mais elle peut tout aussi emmener les producteurs à travailler différemment, selon le ministre du Commerce, notamment en positionnant l’origine du café camerounais sur la gamme des cafés d’excellence, hautement rémunérateurs car les moyens et le potentiel existent.

Création des champs semenciers

L’atteinte de ces objectifs passe par le rajeunissement de la force de production et un meilleur encadrement des producteurs. Le cas de Bankim, grand bassin de production, est assez édifiant. Un coup d’œil sur le tableau de bord de ses statistiques de production révèle une hausse remarquable sur les trois dernières années : 500 tonnes de café décortiqué en 2016, 750 tonnes en 2017 et plus de 1 000 tonnes en 2018.  Motif d’espoir et signe des temps d’un regain de vitalité dans la filière, Bankim affiche clairement son ambition de reconquérir la palme d’or du meilleur café Robusta décrochée en 1988 lors du Comice agro pastoral de Maroua. La construction récente d’une usine de décorticage des cafés déjà opérationnelle et l’appui du Fodecc en appareillages et en intrants entrent en droite ligne des efforts déployés par le gouvernement pour relancer la production. Appelée de tous les vœux, la construction d’une seconde usine de décorticage ici, dans la localité de Songkolong, devrait permettre de réduire considérablement la sortie frauduleuse des produits.

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