Le  public et privé sur le même diapason
Les représentants de ces deux secteurs se sont concertés à Douala du 19 au 21 février 2018.
Ce sont les opérateurs économiques et les responsables de plusieurs mouvements patronaux sous la bannière du secteur privé et le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire d’alors, Louis Paul Motaze qui ont échangé pendant deux jours. C’était du 19 au 21 février dans la métropole économique du pays, Douala. Des échanges qui portaient sur les créateurs de richesse à l’effet d’asseoir l’économie du Cameroun sur des bases solides. De ce fait, le secteur privé est appelé à jouer un rôle d’une importance notable en vue de la relance de la croissance nationale. Ceci, pour être en phase avec le Document de stratégie pour la croissance et l’emploi (Dsce), qui prévoit pour la période allant de 2016 à 2020 un taux de croissance de 5,9%, lorsqu’on sait que, de 6% en 2015, celui-ci est d’environ 4% en 2017.
Il faut souligner que cette rencontre était placée sous le thème: « Diversification de l’économie et transformation locale des produits. » Un passage, comme soutiennent certains experts, quasiment obligé si le Cameroun « veut renforcer sa résilience, changer la structuration de son économie », soulignait le Minepat. Sachant qu’une économie plus diversifiée pourra mieux prémunir le pays contre des chocs exogènes. Et bien évidemment, il sera question de se placer à l’abri des effets nocifs de la baisse des prix des matières premières sur le marché international. Surtout que le pays, outre cette évolution erratique du cours de ses principaux produits d’exportation, doit faire face à des situations sécuritaires préoccupantes. S’agissant donc de diversifier l’économie, Louis Paul Motaze a rappelé deux options déjà évoquées lors de sa tournée économique dans le Moungo en janvier dernier : diversification horizontale, consistant à multiplier les secteurs d’activités, les filières. Et aussi la diversification verticale, portant sur le développement de la chaîne de valeurs dans un même secteur d’activités, sur le même produit.
«Tout ceci doit se faire avec le secteur privé », a dit Louis Paul Motaze. Dans le cadre de cette rencontre de Douala, qui s’est achevée le 21 février dernier, il a été mis en exergue dans les interventions, aussi bien des représentants du secteur privé que ceux du public, la question des « champions nationaux» à promouvoir, spécialement dans les principales filières de croissance. Dans la même veine, cette concertation «devait permettre de dérouler les critères de sélection de ces champions nationaux, de présenter aux opérateurs économiques les principaux guichets de financements (des bailleurs de fonds internationaux sont représentés à la rencontre), ainsi que les premiers résultats de l’enquête sur le climat des affaires de décembre 2017, entre autres points», note un confrère.
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