Selon les informations de Jeune Afrique, Paris accueillera mardi 29 mai une réunion entre les acteurs de la crise libyenne pour accélérer la mise en place d’une feuille de route pour le bon déroulement des élections prévues à la fin de l’année.

Une conférence sur la Libye organisée à l’initiative la France se tiendra mardi 29 mai, à Paris. Celle-ci aura pour but de fixer le modus operandi – dont une des composantes est le désarmement des parties impliquées dans la crise – pour les prochaines élections qui doivent se tenir à la fin de l’année. Il s’agira pour les participants de définir le rôle et les responsabilités de chacun dans le cadre de ces différents scrutins et d’établir des sanctions pour ceux qui ne respecteront pas cette feuille de route.

L’idée d’une telle conférence était dans les tuyaux depuis plusieurs semaines mais tout semble s’être accéléré ces derniers jours puisque les invitations envoyées par Emmanuel Macron ont été réceptionnées par leurs destinataires le 23 mai.

Les parties libyennes concernées, dont le maréchal Khalifa Haftar, qui tient l’Est du pays depuis Benghazi et le président du Conseil présidentiel libyen Fayez al-Sarraj, ont été conviées à cette conférence.

L’Union africaine, l’Union européenne et la Ligue arabe ont également été invitées, au même titre que la Turquie, le Maroc, l’Algérie et l’Égypte, pays concernés par la crise libyenne, ainsi que chef de la mission de l’ONU pour la Libye, Ghassan Salamé.

Denis Sassou-Nguesso présent

Le président congolais Denis Sassou-Nguesso, qui dirige le comité de haut niveau de l’Union Africaine sur la Libye, a déjà confirmé sa présence. Les modalités de la conférence du 29 mai seront abordées samedi lors d’une pré-réunion de l’Union africaine à laquelle « DSN » est attendu, à Addis Abeba.

Emmanuel Macron a évoqué le sujet avec son homologue rwandais Paul Kagame, qui préside cette année l’organisation panafricaine, lors de sa visite à Paris le 23 et 24 mai.

Très engagé dans le dossier libyen depuis son élection, le président français avait déjà été l’artisan de la première rencontre entre les deux grands protagonistes de la crise, le 25 juillet 2017, et semble déterminé à conserver un rôle de médiateur dans la crise.

La crainte d’une guerre civile

Et pour rappel, Emad Essayah, président de la commission électorale, a menacé de démissionner si le référendum constitutionnel était maintenu, car il craint que le vote ne provoque une guerre civile. Ghassan Salamé a admis dans les colonnes du magazine français L’Express du 21 mars que la présidentielle n’aurait sûrement pas lieu avant 2019.

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