Le Premier ministre gabonais ne passe pas deux chemins pour mettre à la porte une centaine de collaborateur

Comme l’a montré la Présidence de la république, Emmanuel Issoze Ngondet a procédé, à son tour, lors du Conseil des ministres du 4 juillet 2018, à une réduction de 50 % de ses effectifs.

« Sur présentation du Ministre, le Conseil a entériné le projet de décret portant réorganisation des Services du Premier Ministre.
Pour l’accomplissement de ses missions, le Premier Ministre dispose désormais d’un Cabinet de 117 membres contre 237 précédemment, soit un niveau de réduction de 50,63 % des effectifs en solde fonctionnelle.
Les fonctions de Directeur de Cabinet Adjoint 2 et 3 du Premier Ministre, celle de Secrétaire Général Adjoint 2 et 3 ainsi que celle de Conseiller Adjoint à la Primature sont supprimées.
En ce qui concerne le  Secrétariat Général du Gouvernement, les effectifs sont ramenés de 94 à 45 personnels en solde fonctionnelle, soit une diminution d’un peu plus de 52 %.
Les fonctions de Secrétaire Général Adjoint 2 et 3 sont supprimées »

Mesures d’austérité : 140 milliards de francs d’économies en 2018 

L’ensemble des mesures drastiques de réduction du train de vie de l’Etat annoncées dernièrement par le gouvernement, si elles sont appliquées dans toute leur rigueur, pourrait permettre à l’Etat de faire des économies de l’ordre de 140 milliards de francs pour la seule année 2018 et davantage pour les exercices budgétaires suivants.

C’est l’une des principales informations à retenir de la conférence de presse animée le 5 juillet 2018 par le ministre d’Etat en charge du Budget et des Comptes publics Jean-Fidèle Otandault.

Ces économies réalisées devraient servir à la poursuite de la politique de développement des infrastructures nationales et à la préservation des acquis sociaux.

Le ministre des Comptes publics a identifié les charges qui pèsent plus lourdement sur le budget de l’État Gabonais, à savoir les charges des intérêts de la dette 77%, et les charges liées aux dépenses du personne 26%.

Jean-Fidèle Otandault a profité de cette tribune pour battre en brèche les rumeurs persistantes sur la quasi-impossibilité de l’Etat à honorer ses engagements financiers vis-à-vis des contribuables et de ses créanciers nationaux et internationaux.

Selon lui, le Gabon est en déficit depuis 2013 et non en crise ou en cessation de paiement.

«Un pays en crise ne produit plus, ne paye plus ses fonctionnaires, ne dégage pas une croissance positive comme c’est le cas en 2017. Et en 2018, nous projetons également une croissance positive. A travers ces aspects, il est évident que le Gabon n’est pas en crise. La cessation de paiement se caractérise par l’impossibilité de faire face à son passif exigible par l’actif réalisable et disponible. Le Gabon n’est pas dans cette situation : nous avons des actifs réalisables et disponibles», a indiqué Jean-Fidèle Otandault.

Devant cette situation le président de la République a convoqué, a t-il rappelé, des hauts cadres et experts de la République en vue de trouver des solutions pour le redressement de nos finances publiques.

Réunis durant un mois en Task force, les conclusions de cette assemblée ont servi à l’élaboration de la Loi de Finances Rectificative et aux mesures d’austérité fortement contestées, pour la plupart, par les partenaires sociaux mais qui s’avèrent comme une sinécure indispensable pour redresser les comptes de l’Etat, a t-il souligné.

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