Le processus enclenché de restructuration de cette compagnie commence à porter des fruits, même si des choses sont encore à revoir.

La restructuration de la Camair-co poursuit son bonhomme de chemin. Les résultats suivent. Par exemple, dans sa stratégie de déploiement, elle a opté pour un maillage national en renforçant les dessertes nationales, ça marche. L’entreprise procède, depuis le 1er juin 2017, au redéploiement de ses activités avec l’ouverture de nouvelles destinations domestiques et le lancement d’une nouvelle politique tarifaire marquée par une réduction sur le coût des vols intérieurs. Une réduction des coûts, qui entre dans le cadre du plan de relance de la compagnie adopté il y a quelques mois sous la direction du cabinet américain Boeing Consulting et dont l’une des «priorités pour le moment est une meilleure couverture de la desserte nationale». L’appui de 25 milliards de FCFA obtenus d’un consortium de banques locales permet, somme toute, à la compagnie, dont le plan de relance proposé par le Cabinet Boeing est de 100 milliards de FCFA pour les six prochaines années, de se donner des moyens de sa politique.
Toutes ces mesures et les efforts sans cesse soutenus des responsables de la compagnie visant à la remettre en selle sont à l’origine des performances que celle-ci enregistre depuis quelque temps. Les chiffres affichés au 31 décembre restent éloquents. En termes de trafic passagers, l’’’Etoile du Cameroun’’ a connu un boom. De moins de 15000 en 2016, on a effleuré la barre de 25000, soit +94% d’augmentation. Il en est de même pour le cumul d’heures de vol (+27) ; la productivité en million par tête (+174) et le chiffre d’affaires en K FCFA (+61). Au demeurant, « l’évolution des indicateurs clés entre 2016 et 2017 illustre la trajectoire d’une compagnie aérienne en redressement. Il est capital de poursuivre la mise en œuvre des politiques de bonne gouvernance et d’optimisation de l’organisation, de l’exploitation et des revenus », d’après l’avis d’un expert. Tout ne baigne pas dans l’huile cependant. Par exemple on note un immense déficit d’exploitation provisoire de l’ordre de (-80%).
Somme toute, les performances de la Camair-co sont aujourd’hui saillants, comme le témoignage leur supériorité aux taux moyens acceptables dans l’industrie. Ceci est loin d’être une raison pour son top management de dormir sur ses lauriers, bien le contraire. Il faut, entre autres, penser à revaloriser le taux de remplissage qui indique une capacité résiduelle. Bien entendu, poursuivre avec une attention accrue le redressement qui, il faut le dire est en bonne voie, et axé sur l’identification et la maîtrise des poches de surcroît ; la consolidation et le développement des centres de profit et la mobilisation des finances nécessaires pour l’investissement en équipements et infrastructures.

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tess

merci pour la bonne qualité de rédaction