C’était le leitmotiv de la réunion de concertation régionale sur les projets intégrateurs, organisée par l’instance. La commission était en conclave les 05 et 06 juillet 2019 dans la métropole économique du Cameroun.

Dans le but d’accélérer le processus d’intégration physique et commerciale en zone CEMAC, la 14ème session ordinaire de la conférence des chefs d’Etats et la 8ème session du comité de pilotage du Pref-Cemac (programme des réformes économiques et financières), ont prescrit une concertation régionale sur les projets intégrateurs. Ceci dans le but d’une démarche collective de recherche de financement. Dans ses propos d’ouverture, le président de la commission de la Cemac a relevé qu’avec le plus faible réseau d’infrastructures notamment de transport, d’énergie et de TIC, l’intégration régionale peine à devenir le moteur de croissance et de développement des économies de la zone Cemac.

Dans ce contexte, les assises du 5 au 6 juillet auront donc permis aux délégués des Etats membres, des responsables des institutions communautaires et les partenaires techniques et financiers de la zone CEMAC de dresser un portefeuille quant à l’élaboration des projets prioritaires à caractère intégrateur pour lesquels les pays de la sous-région peuvent mutuellement tirer profit. Il a donc s’agit dans un premier temps de dresser un inventaire de l’ensemble des projets prioritaires à caractère intégrateurs. Par la suite, le collège des acteurs régionaux s’est attelé à recueillir l’engagement des Etats et des institutions communautaires pour les 13 projets phares du plan opérationnel 2017-2021. C’est après cette phase qu’il a été question d’obtenir des informations complètes sur les projets proposés et notamment la maturité desdits projets, les modalités de financement tout en prenant en compte les programmes d’investissements nationaux. Toutes ces articulations ont été inscrites dans le cadre d’un souci principal de bâtir une économie régionale compétitive, diversifiée et à forte valeur ajoutée.  Tel que souhaité par le président de la commission de la communauté économique et monétaire des Etats de l’Afrique centrale.

En outre, les délais d’études de faisabilité de certains projets ont aussi été décriés notamment s’agissant du secteur transfrontalier. Dans son allocution, Fortunato-Ofa Nchama a pris pour exemple le pont entre Campo au Cameroun et Rio Campo en Guinée Equatoriale dont l’étude de faisabilité dure un peu plus de 04 années déjà. Soulignant que la Cemac est en proie à une période charnière de son développement inclusif et participatif, le président de la Bdeac au nom de l’institution qu’il dirige, a prôné une approche programmatique. A postériori, il est attendu que ces projets puissent donner un coup d’accélérateur aux échanges inter-régionaux et au processus de mutation structurelle. Aussi, ils devront contribuer à la diversification des sources de croissance.

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