Le conseiller en chef de Paul Biya

Le 04 janvier 2019, Ferdinand Ngoh Ngoh jusque-là ministre secrétaire général de la présidence de la République connaissait une nouvelle ascension avec sa promotion au rang de ministre d’Etat. Une reconnaissance pour un haut commis de l’Etat qui est l’un des plus proches collaborateurs du président de la République depuis près de  10 ans. Mais aussi un homme de la situation.

On se souvient en effet que c’est le Sgpr  qui a géré avec beaucoup de maestria l’affaire   de la famille Moulin-Fournier enlevée au Cameroun  rentrée en France  samedi 20 avril 2013 après deux mois de captivité au Nigeria. François Hollande, tout comme Tanguy Moulin-Fournier, avaient félicité le président Paul Biya pour son aide. Les autorités camerounaises chapeautées par Ferdinand Ngoh Ngoh avaient  beaucoup travaillé à leur libération. Vingt-sept otages, dont dix Chinois, seront également libérés au Cameroun après avoir été enlevés dans l’extrême-nord du pays lors d’attaques attribuées aux islamistes armés nigérians de Boko Haram . Les otages, dont la libération avait été annoncée par le président camerounais Paul Biya, étaient arrivés à Yaoundé à bord d’un avion militaire après avoir été remis dans la nuit aux autorités.

«Les 10 ressortissants chinois, l’épouse du vice-Premier ministre (camerounais) Amadou Ali, le lamido (chef traditionnel) de Kolofata et les autres membres de leur famille enlevés avec eux sont sains et saufs», assurait le président Paul Biya dans un communiqué. Les 27 otages enlevés le 16 mai à Waza et le 27 juillet à Kolofata 2013, deux localités de la région de l’Extrême-Nord, frontalière du Nigeria, devaient pourtant leur libération au talent de Ferdinand Ngoh. L’actuel ministre d’Etat s’était investi corps et âme pour que les otages ne soient pas occis. C’est le même talent que le Sgpr a mis dans la balance pour que l’organisation de la coupe d’Afrique féminine de football organisée sur le sol camerounais soit un succès.

C’est que, en sentinelle, Le secrétaire général assiste le Président de la République dans l’accomplissement de sa mission qui est de recevoir du président de la République toutes directives relatives à la définition de la politique de la Nation et de suivre l’exécution des décisions prises par le Président de la République. Il coordonne également l’action des Administrations rattachées à la Présidence de la République ainsi que précisées aux articles 5 et 37 du présent décret ;instruit les dossiers que lui confie le Président de la République et suit l’exécution des instructions données; soumet à la signature du Président de la République les projets d’actes de toute nature émanant, soit des services du Premier ministre, soit des administrations rattachées à la Présidence de la République. Mieux, c’est à Ferdinand Ngoh Ngoh d’assurer la mise en forme, en liaison avec le secrétaire général des services du Premier ministre ou des ministres concernés, des projets de loi à soumettre à l’Assemblée nationale et au sénat.

Il exerce enfin le rôle de conseil juridique de la Présidence de la République et des Administrations rattachées. Un poste stratégique qui ne lui vaut pas des amis.

Mais conscient qu’on ne confie le secrétariat général de la présidence de la République  qu’à un homme fidèle, travailleur et efficace, le secrétaire général de la présidence de la République, promu ministre d’Etat dans le gouvernement du 04 janvier 2019, refuse de se laisser distraire. Ces dernières années, rarement haute personnalité aura été autant prise en grippe au même moment par la presse et les réseaux sociaux. Dès l’annonce du retrait de la Can 2019 au Cameroun, la machine à broyer s’est aussitôt mise en branle, donnant l’impression d’une machination savamment orchestrée. Pendant plusieurs semaines d’affilée, Ferdinand Ngoh Ngoh est sous les feux aveuglants des projecteurs. Le ministre secrétaire général de la présidence de la République (Sg/Pr), pour mériter un tel intérêt, est présenté comme le principal responsable de ce qu’il est convenu de qualifier d’humiliation nationale. Tous les qualificatifs lui sont collés : prévaricateur, assoiffé ou boulimique du pouvoir…

Des inepties pour ceux qui connaissent bien Ferdinand Ngoh Ngoh qui aura bientôt 60 ans.

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